| Pourquoi la phyto-épuration ? |
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| La gestion de l'eau | |||
| Écrit par Anne | |||
| Dimanche, 28 Décembre 2008 15:26 | |||
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Tout d'abord, nous sommes partis du principe que nous aurons des toilettes sèches, afin de minimiser nos besoins en eau, car cette ressource naturelle n'est pas inépuisable, et qu'il est bien dommage de gaspiller de l'eau potable pour évacuer notre M...., vous ne trouvez pas ? Parce que certes, ce n'est pas le caca de nos voisins, mais notre caca, mais tout de même, ce n'est que du caca... Pas la peine de se torcher avec du papier toilette à fleurs, coloré et parfumé, ni d'eau pour le faire disparaître ! A presque 35 ans, nous avons passé le stade anal de notre développement psycho-moteur. Un seau en inox, de la sciure de bois ou de la paille - enfin, de la matière riche en carbone, quoi ! - et du papier toilette écologique, c'est parfait ! Et en plus, en compostant le tout de façon correcte (cf. article sur le compostage à paraître), nous pourrons enrichir notre jardin avec le produit. Que demander de plus ? Je ferai remarquer aux plus réticents aux toilettes sèches que la sciure ou les copeaux de bois utilisés à la place de l'eau sont d'ailleurs légèrement parfumés, d'un parfum 100% naturel, contrairement au PQ de luxe... Et au cas où il y aurait malgré tout de petites odeurs malvenues, on peut toujours déposer quelques gouttes d'huile essentielle (à son goût) sur un petit morceau de bois placé dans les cabinets, ce qui sera bien plus efficace et sentira bien meilleur que n'importe quelle bombe parfumée du commerce. Mais revenons à nos moutons, ou à nos roseaux plutôt ! Vu qu'avec ce genre de toilettes, nos eaux usées ne seront composées que des eaux de la cuisine (vaisselle, lave-vaisselle, rinçage des légumes, fruits), du ménage (au savon noir ou produits écologiques), de la douche et du bain (ça ne contient que du savon et quelques impuretés), et du lave-linge (là encore, on peut en plus utiliser des produits bio ultra-dégradables), nos eaux usées ne seront pas "très sales", or le plus difficile à éliminer dans des eaux usées "traditionnelles", ce sont les matières organiques de nos matières fécales et l'azote de notre urine... Dans ce cas, l'épuration par les végétaux est une méthode tout à fait adaptée, même pour un assainissement non collectif. D'ailleurs, elle est tout aussi adaptée même sans toilettes sèches, puisque certaines communes ont fait ce choix pour leur assainissement collectif. Mais dans ces cas, des professionnels en assainissement suivent de près le traitement des eaux. Dans notre choix, les éditions de Terre Vivante se sont encore révélées essentielles, grâce à leur dernière publication en la matière : "Fosse septique, roseaux, bambous ? - traiter écologiquement ses eaux usées", de Sandrine Cabri-Leclerc. Très bien fait, facile à lire et à comprendre, il rappelle la réglementation, tous les types d'assainissement possibles (traditionnels ou non), leurs coût d'installation, de maintenance, les problèmes possibles, et toutes les solutions écologiques alternatives possibles, avec plein de témoignages très détaillés de particuliers qui ont réalisé leur système d'assainissement non collectif, avec analyse de leur expérience et photos. Bref, génial ! Nous n'avons pas osé monter le dossier à fournir avec notre permis de construire à la DDE et le SPANC seuls, donc nous avons fait appel à un bureau d'études spécialisé dans ce domaine. Mais cette documentation nous a permis de pouvoir dialoguer avec le bureau d'études, et surtout de faire le choix de la phyto-épuration et des toilettes sèches. C'est déjà pas mal. Bref, tout ça pour dire que toilettes sèches = phyto-épuration, CQFD. Bien sûr, vous aurez le détail des travaux en temps voulu, et plus tard le retour de notre expérience (coût des travaux, résultat des analyses d'eau en sortie d'assainissement, etc...).
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