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Les aménagements extérieurs
Écrit par Anne   
Samedi, 03 Janvier 2009 17:48

Première plantation de haie aujourd'hui. Enfin, le mot "haie" est peut-être abusif, car économie et entretien de jardin de la location exigé par le propriétaire obligent, j'ai taillé un énorme pied de caseille (hybride entre cassis et groseille, productif de baies acidulées) qui se porte comme un charme dans le jardin, pour obtenir des branches et les bouturer en les plantant tout le long de la clôture côté Sud Est.

Au final, on ne voit pas grand chose car il ne dépasse que de frêles tiges dégarnies d'une vingtaine de centimètres, tous les 60 cm environ. Nous verrons bien ce que cela donnera au printemps et si il y a des reprises, dans 5 ans, ça commencera peut-être à ressembler à quelque chose ? N'empêche que le pied planté il y a 10 ans par le propriétaire de notre location est maintenant bien gros (avant la taille 1,2 m de haut, et presque 1 m de diamètre). Et au moins, ça nous fait économiser 22 plants, pour 20 m de longueur de clôture. C'est vrai qu'avec environ 200 m de clôture et logiquement une bonne part bordée de haie, si nous devons tout acheter dans le commerce, ce serait exhorbitant. Et au moins, en bouturant ou semant des espèces récoltées sur place, nous augmentons les chances que cela prenne. On est sûr que cela ne craindra pas les conditions climatiques locales.

J'ai également commencé une haie tressée de saule côté Ouest (là où il n'y aura pas de clôture avec piquet et grillage) mais où les voisins nous ont déjà susurré la possibilité de planter une haie histoire de préserver leur tranquillité (...). Ne me demandez pas quel en est le genre exactement, là encore, c'est adapté car récolté localement, mais je n'en sais pas plus. A l'occasion, quand il y aura des chatons et des feuilles, j'ouvrirai une flore pour essayer de déterminer l'espèce. En attendant, cela fait une petite clôture jaune très jolie dans l'hiver. Je mixerai peut-être avec des branches de saules rouges, pour donner encore plus de couleurs à nos hivers.

Pour le reste de la haie, en bord de route, nous allons peut-être semer diverses choses récoltées lors de nos balades ou même sur le terrain : merisier, chêne, charme, noisetier, sureau, prunelier, fusain, houx, cornouiller, amélanchier, alisiers, cognassier et prunier. Cela fera une haie champêtre sympathique, dans quelques décennies... mais il va falloir s'entendre avec les agents communaux pour qu'ils ne fauchent pas nos plantules !

J'ai aussi commencé des essais de bouturage cet automne : noisetier, saule (encore !), viorne, frêne, rosiers horticoles, prunelier, épine-vinette. Nous verrons bien si cela donne quelque chose de viable. Mais déjà je suis étonnée car pour l'instant, malgré les rigueurs hivernales tous les bourgeons de ces essais sont encore vivants. Croisons les doigts !

Tout cela prendra bien du temps à grandir, mais ce jardinage expérimental, au résultat alétoire, est un vrai plaisir et l'occasion de profiter de notre terrain en attendant de devoir travailler aux finitions de la maison. Ça permet de nous approprier vraiment l'espace, le connaître dans son intimité : texture de la terre, couleur, habitants (humains du village qui s'arrêtent papoter avec nous ou  animaux), course du soleil en fonction des saisons. J'avoue honteusement que je me sens plus dans mon élément à bêcher, piocher, planter que à bricoler dans la maison... Et au moins, mis à part du temps, toutes ces haies ne demandent aucun investissement : Dame Nature est généreuse, et ces économies nous permettront peut-être d'acheter des arbres fruitiers et des plants de petits fruits rouges ? Je n'attends qu'une chose dans ce cas : faire des confitures de poire, prune, framboise, ou des gelées de coing, pomme, cassis, groseille !!! Heureusement, les fraises me feront patienter.

Voilà l'aménagement idéal pour nous :

amenagement terrain

Enfin, quand on aura fait tout ça, on verra bien à quoi ça ressemble concrètement, et peut-être qu'on aura le courage d'ajouter encore quelques petites choses. Mais n'ayons pas les yeux plus gros que le ventre, et préservons des espaces ouverts pour laisser les enfants jouer à volonté, et pour structurer cet espace. Et oui, le vide permet de structurer les aménagements ! C'est fou, ça, comme concept. Et en plus, ça marche...

 

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